Nouveau rêve (5)

Il avance tranquillement dans les plaines,
Sur un cheval, tout comme John Wayne.
C'est un rêveur, sauvage et solitaire
Qui se ressource grâce à cette terre.
Pourtant il aimerait briser sa solitude
Stopper net sa routine, ses habitudes.
Mais la vie ici est bien rude
Dans ces espaces arides.
Et les femmes, très prudes
Ne sont pas si stupides.
Au saloon, il les avait remarquées
Ces quatre beautés, qui, attablées
Au poker, habilement jouaient
Sans sourciller, même, bluffaient.
C'était pile le genre qu'il adorait,
Du caractère et de la féminité !
Mais, timide, il n'osa les aborder
Dommage qu'il n'ait pas essayé !
Maladroit, il craignait de bafouiller.
Sous son allure, il n'était pas téméraire
Et surtout n'avait pas trouvé la manière
Ne serait-ce même de les approcher.
Elles, l'avaient pourtant bien remarqué
Un bel homme comme ça, parbleu !
Elles s'en servaient de leurs yeux !
Car quatre célibataires, toutes esseulées
Avaient en tête, en toute féminine logique
Cette satanée fameuse horloge biologique
Et ne désiraient pas attendre indéfiniment
L'improbable arrivée du cow-boy charmant !
Décidé, vers le saloon, il rebroussa chemin
Voulant agir sans remettre au lendemain.
Il n'avait pas gardé ses yeux dans sa poche
Respira profondément et tenta une approche.
Il sortit son lasso, visa, l'attira et l'enlaça
Elle, surprise mais heureuse, accepta.
Il avait vaincu sa timidité, quel exploit !
Morale : D'un cow-boy décidé, méfie-toi !